La forêt livrée à l’industrie

Ça craint !

Un article paru dans La Marseillaise du 11 février 2017

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Grande marche à Gardanne le 5 février

Le 5 février 2017 a eu lieu une grande marche contre la biomas’carade

Documents de presse (par ordre chronologique)

Article de La Marseillaise édition Provence du 4 février 2017 (la veille de la manif)

Article de La Provence édition pays d’Aix du 4 février

Article paru sur le site de France Bleu Provence le 5 février

Article paru sur le site de France Info le 5 février

Article de La Marseillaise édition Bouches-du-Rhône du 6 février

Article de Reporterre.net du 6 février

Article de La Marseillaise édition Provence du 8 février

Article de La Marseillaise édition Provence du 10 février

Documents d’appel à la manifestation

Tract en couleurs  Tract en noir-blanc  Affiche en couleurs  Affiche en noir-blanc

Bulletin d’inscription en trois formats :

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Emissions forestières « entre cimes et racines »

Deux nouvelles émissions « Entre cimes et racines » réalisées suite à la rencontre du Réseau pour les Alternatives Forestières (RAF) à Laurac en octobre.

Forêts et filières courtes, 1ère partie (21ème émission de la série « Entre cimes et racines »)

La filière bois tend vers une concentration de la transformation dans de grosses unités, avec comme conséquence l’homogénéisation des peuplements forestiers et la standardisation des produits finis. Sur différents territoires, des initiatives résistent à cette évolution et proposent des alternatives. Elles cherchent à renouer des liens entre les différents acteurs de la filière, entre propriétaires forestiers, entreprises de travaux forestiers, scieurs, artisans, bûcherons, débardeurs, et également avec des consommateurs locaux. La 12ème rencontre du Réseau pour les Alternatives Forestières (13-15 octobre 2016 à Laurac en Ardèche), co-organisée par le Collectif Bois 07, était consacrée à cette thématique. La présentation de trois initiatives locales en Ardèche, en Dordogne et en Bretagne.

http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=2665

Forêts et filières courtes, 2ème partie (22ème émission de la série « Entre cimes et racines »)

Nous nous retrouvons à Laurac en Ardèche, aux 12ème rencontres du Réseau pour les Alternatives Forestières (13-15 octobre 2016) consacrées aux circuits courts au sein de la filière bois. Comment renouer des liens entre les différents acteurs de la filière? Comment mettre en place des alternatives à l’approche industrielle qui favorise des unités de plus en plus énormes? Cette deuxième émission nous amène dans la Drôme (l’association Dryade), dans l’Hérault (La route du bois) et en Haute Savoie (L’Appel de la Forêt).

http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=2666

Vous pouvez trouver toutes les émissions de cette série sur le site du RAF : www.alternativesforestieres.org

35’000 tonnes de bois brésilien partis en fumée à Fos

Dans cet article de La Provence du 15 août, face à la disparition, lors des dramatiques incendies de forêt, de 35’000 tonnes de bois faisant partie du stock de Provence 4, le directeur de la centrale commence par minimiser cette perte, l’air de dire que 35’000 t, c’est une paille vis-à-vis des 850’000 t nécessaires pour une année. Un peu plus loin, il reconnaît tout de même qu’il ne sera peut-être pas si facile de réapprovisionner rapidement cette quantité de bois…

L’article de La Provence

Lettre ouverte à E.ON/Uniper

Aujourd’hui, jeudi 30 juin, un communiqué de presse annonçant l’envoi d’une lettre ouverte à E.ON/Uniper a été envoyé à de nombreux media.

La lettre demande en substance à E.ON de cesser la conversion au bois de centrales à charbon obsolètes. La lettre est signée par près de 30 organisations internationales.

Communiqué de presse (en français)

LettreOuverte à E.ON  version française

OffenerBrief an E.ON version allemande

OpenLetter to E.ON version anglaise

Réponse de Uniper, datée du 5 juillet 2016

Version originale en allemand

Traduction en français

Ressource forestière, consultation à Bruxelles

Un compte-rendu de Nicholas Bell

Le 12 mai j’étais à Bruxelles pour participer à la consultation sur la bio-énergie organisée par la Commission Européenne qui a réuni environ 120 personnes. Beaucoup de représentants de l’industrie biomasse, de papier, de panneaux en bois, de la Confédération européenne des Propriétaires Forestiers… des chercheurs, des fonctionnaires de la Commission, et quand même une vingtaine de membres d’ONG ou collectifs comme le nôtre (Collectif SOS Forêt du Sud). Nous avons pu placer nos arguments à plusieurs reprises et j’ai parlé de la centrale à Gardanne qui est déjà assez connue comme un cas plutôt problématique.

La dimension de centrales comme Gardanne et Drax en Angleterre a été évoquée à plusieurs reprises, et surtout les distorsions de marché provoquées par les énormes soutiens publics accordés à ces entreprises. Il est évident que sans ces subventions ce genre de centrales ne verrait jamais le jour. L’exemple de Ghent en Belgique le prouve (voir article ci-joint). http://deredactie.be/cm/vrtnieuws.francais/Sant%25C3%25A9%2B%2526%2Benvironnement/1.2646562

L’ONG FERN, basée à Bruxelles, qui se bat pour la défense des forêts au niveau mondial, a fait des calculs révélateurs sur la dimension de ce fol engouement pour le bois-énergie industriel. Dans le cadre de ses prévisions énergétiques pour la période 2020-2030, l’Union européenne s’est donné comme objectif d’arriver à une part d’énergies renouvelables de 27%. Actuellement environ 60% des énergies renouvelables produites en Europe sont issues de la biomasse. FERN calcule que tous les arbres récoltés en Europe, sans exception, seraient nécessaires si l’Union européenne veut atteindre cet objectif de 27% et si la part de la biomasse reste celle d’aujourd’hui.

Selon une récente étude importante commandée par l’ADEME intitulée « Disponibilités forestières pour l’énergie et les matériaux à l’horizon 2035 » (voir ci-joint un résumé rédigé par Richard Fay, retraité de l’ONF vivant dans les Alpes de Haute Provence), selon tous les scénarios envisagés, la demande sera fortement supérieure à la disponibilité nationale en 2031-35. Cette étude contredit beaucoup d’estimations antérieurs qui indiquaient qu’il y avait largement la ressource pour toutes les nouvelles demandes. C’était le sens même du discours de Nicolas Sarkozy à Urmatt en 2009 : la forêt n’est rien d’autre qu’un trésor qui dort, à exploiter.

Le mythe de la carbone-neutralité a aussi pris plein de coups lors de la consultation à Bruxelles. Aucun des experts invités n’a soutenu ce thèse qui est mis en avant par les adeptes du bois-énergie à l’échelle industrielle.

C’est la première fois que la Commission Européenne lance un processus de consultations et d’études qui doit mener à la définition de la bio-énergie « durable ». A suivre de près, avec grande vigilance, car nous avons déjà vu à quel point l’Union européenne a pu se tromper dans l’affaire des agrocarburants.

La centrale à biomasse de Gand ne verra pas le jour

fiche disponibilites forestieres_ADEME-2016

Non à la biomas'carade